Des jeunes venus d’Australie, du Brésil, de Taiwan et du Danemark travaillent au sein du Comité Organisateur des JMJ.
Madrid, le 10 juin 2011.- Le cardinal de Madrid a affirmé il y a quelques jours dans une interview que les Journées Mondiales de la Jeunesse seraient comme « une grande Pentecôte ». Ces temps-ci, dans les locaux du Comité Organisateur des JMJ, il est possible d’en apercevoir des prémices. Travailler pour les préparatifs des JMJ, c’est comme être dans une mini « ONU ». Des jeunes du Brésil, du Danemark, de Taiwan ou de France collaborent depuis plusieurs mois ou semaines, faisant le nécessaire afin que ces Journées Mondiales soient un succès.
Découvrons les histoires de sept jeunes qui ont laissé leur pays derrière eux pour s’embarquer à bord de l’aventure passionnante d’organiser des JMJ à Madrid. Chacun d’entre eux apporte sa pierre à l’édifice pour que de nombreux jeunes de leur pays puissent venir et se sentir comme à la maison.

Paola vient de Taiwan, elle a 25 ans et a fait un Master Tourisme à l’Université de Salamanque.
Paola (Taiwan)
Ya-Chen Chuang, alias Paola, a 25 ans, vient de Taiwan et est chargée de l’administration de la page Facebook en mandarin. Près de 3 000 fans suivent les préparatifs des JMJ depuis Hong Kong, Macao, Taiwan ou la Chine.
Plus de 500 pèlerins viendront de son pays. Consciente qu’il n’est pas simple pour eux d’y parvenir, elle s’est mise à enseigner le mandarin à ses collègues du Comité Organisateur (aussi bien au directeur exécutif qu’à tout le service Communication) et les a filmés pour donner envie à tous les jeunes de Taiwan de venir aux JMJ.
Paola raconte que les Taïwanais n’ont pas les mêmes facilités que les Espagnols à pratiquer leur religion ou à venir à Madrid. Aussi elle « gronde » ceux qui sont plus proches, leur disant de ne pas être « fainéants » et de se bouger.

Elsa est canadienne, elle a 38 ans et a travaillé durant 13 ans dans le secteur bancaire.
Elsa Vázquez (Australie)
Elsa Vázquez est australienne. Après avoir travaillé dans la banque pendant 13 ans, elle a décidé de tout laisser pour ce qu’elle considère un projet très particulier.
Son travail pour les JMJ est d’organiser toute la logistique des activités qui se tiendront dans le parc du Retiro, notamment le Festival des Vocations et la Fête du Pardon.
Ses premières JMJ ont été celles de Toronto. Elle s’y était inscrite parce qu’elle se disait que ce serait la dernière fois qu’elle pourrait voir le Pape Jean-Paul II, mais sans savoir vraiment ce qu’étaient des JMJ. En arrivant elle s’est trouvée frappée par toute la joie et la spiritualité qu’il y avait, c’est pourquoi elle affirme que les JMJ de Madrid vont être un moment unique pour les espagnols.
Plus de 3 000 jeunes australiens sont déjà inscrits, alors qu’à l’origine ils étaient à peine 400. Un tel engouement n’était jamais arrivé en Australie, et Elsa l’attribue aux dernières JMJ, tenues à Sydney. Pour elle, c’est également un signe de plus que les JMJ allument une lumière dans le cœur de tout le monde.

Olivier est français, il a 24 ans et vient de terminer sa formation en école de commerce en France.
Olivier Richard (France)
Au réveillon de l’année 2009, lors d’une retraite spirituelle avec plusieurs personnes, dont sa fiancée, le jeune français Olivier Richard lui a proposé de se marier avec lui. Néanmoins, l’année précédant leur mariage, tous deux voulaient remercier Dieu pour le cadeau qu’il leur avait fait en leur donnant de se rencontrer ; et l’opportunité s’est présentée de venir à Madrid pour aider à la préparation des JMJ.
Depuis presque un an, et jusqu’à leur mariage le 15 juillet prochain, tous deux travaillent comme volontaires pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, et ils reviendront début août en tant que nouvelle famille.
Olivier travaille au sein du département de la Culture, où il coordonne les différentes activités musicales qui auront lieu au cours de la semaine.
A ceux qui hésitent encore à s’inscrire aux JMJ, Olivier fait une réponse claire : qu’ils se fassent un cadeau à eux-mêmes et qu’ils viennent. Pourquoi ? Il s’agit d’une expérience qui vous change la vie ; quelque-chose viendra toucher votre cœur.
Près de 50 000 jeunes français sont déjà inscrits.

Giselle est brésilienne, elle a 28 ans et a étudié la danse dans son pays.
Giselle Azevedo (Brésil)
Giselle Azevedo avait tout : une carrière de danseuse, une famille, de bons amis et même un petit ami ; mais elle savait qu’il lui manquait quelque-chose. Aujourd’hui à 28 ans, depuis maintenant plus de 10 ans, elle appartient à la Communauté Catholique Shalom, où elle s’est engagée à servir Dieu là où ce serait nécessaire.
Elle travaille à présent au département de la Culture des JMJ. Selon Giselle, tous les jeunes qui viendront aux JMJ vivront l’expérience la plus incroyable de leur vie. Une opportunité unique pour écouter de près les paroles du Pape destinées à chacun, pour être « contaminé » par la foi des autres jeunes.
Son visage s’illumine lorsqu’elle parle de ses compatriotes brésiliens : plus de 11 000 jeunes sont inscrits. Elle raconte qu’ils vivent ces mois de préparation avec beaucoup d’enthousiasme et en s’entraidant pour qu’aucun jeune ne reste en arrière pour des raisons économiques.

Benjamín est argentin, il a 24 ans et a fait des études de Comptabilité, d’Administration et de Management dans son pays.
Benjamín Paz (Argentine)
Depuis que Benjamín Paz a entendu parler des Journées Mondiales de la Jeunesse, il savait qu’il participerait à celles de Madrid, avec les 5 000 jeunes inscrits de son pays. Mais lorsque s’est présentée l’occasion de servir comme volontaire, il n’y a pas réfléchi à deux fois.
Depuis mars 2011, il travaille aux réseaux sociaux avec trois autres personnes, coordonnant une équipe de 60 autres volontaires qui travaillent également pour les JMJ depuis leur pays respectif.
Benjamín ne doute pas que les JMJ seront impressionnantes : voir les cœurs de tant de jeunes battre ensemble. Pour ceux qui y auront travaillé depuis tant de temps, en outre, ce sera une immense satisfaction que de voir que tous leurs efforts auront servi pour le bien d’une personne, qui change des vies.

Eva est slovaque et a 27 ans. Elle a fait dans son pays des études de Journalisme, et de Communication Institutionnelle à Rome.
Eva Janosikova (Slovaquie)
Tout comme Benjamín, Eva travaille aux réseaux sociaux. Son objectif est d’utiliser ces nouveaux médias pour transmettre et diffuser le message du Saint Père, et permettre aux gens de grandir dans leur foi.
Elle nous explique que pouvoir participer aux JMJ est une opportunité unique à un moment très spécial de la vie des jeunes. Comme le dit la dernière vidéo des JMJ, c’est un train qui ne passe qu’une seule fois dans la vie.
Eva sait bien comment les slovaques se préparent aux JMJ. Plus de 3 000 d’entre eux viendront à Madrid, mais pour en motiver beaucoup plus, elle a créé un blog en slovaque sur tous les préparatifs : on the way to Madrid. Et elle somme tous les jeunes à faire de même : chaque jeune est le meilleur ambassadeur des JMJ auprès de ses amis !

Petter est danois, il a 25 ans et est journaliste depuis toujours.
Petter Becker-Jostes (Danemark)
Parmi les derniers arrivés au siège du Comité Organisateur, Petter Becker-Jostes vient tout juste d’atterrir en provenance de Copenhague. Ce jeune danois de 25 ans raconte qu’il s’est proposé comme volontaire à Madrid en résultat à deux facteurs combinés : il avait du temps libre pour venir et il voulait le donner à un événement aussi important que les JMJ.
Il travaille dans l’équipe des accréditations de la presse, qui s’occupe d’inscrire les plus de 4 000 journalistes attendus lors des Journées Mondiales de la Jeunesse.
Il donne un conseil aux jeunes qui ne se sont pas encore inscrits : faites attention ! Mais dans le bon sens du terme. C’est que, pour Petter, les JMJ changent ta vie à jamais.
Combien de jeunes de ton pays se sont inscrits ?

